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Glossaire
Arhat : degré le plus élevé de l'accomplissement sur le sentier hinayana*. L'arhat parvient à l'extinction complète aussitôt après sa mort. À la différence du bodhisattva* du mahayana*, dont l'idéal est de sauver tous les êtres vivants, l'ahrat se préoccupe avant tout de son salut personnel.
Bodhisattva : contrairement à l'arhat*, qui se consacre exclusivement à son salut personnel, le bodhisattva vit dans la société des hommes et s'efforce de les guider sur la voie. Il représente l'idéal du mahayana*. Il existe aussi des bodhisattva célestes, dont Kannon.
Chan : mot chinois équivalant au sanskrit dhyana* et au japonais zen.
Cinq maisons-sept écoles : les cinq maisons constitutives de la tradition zen, plus deux lignées issus de l'éclatement du rinzai*. Les cinq maisons sont l'école soto* (fondée par Tozan et Sozan), l'école rinzai* (fondée par Rinzai), l'école igyo (fondée par Isan et Kyozan), l'école unmon (fondée par Unmon) et l'école hogen (fondée par Gensha). Seules les deux premières sont encore actives au Japon.
Denkoroku : récit de la « transmission de la Lampe » écrit au début du XIVe siècle par Maître Keizan. Histoire commentée des cinquante-deux patriarches indiens, chinois et japonais constituant la lignée « ininterrompue » qui remonte jusqu'au Bouddha historique.
Dharma : l'enseignement du Bouddha et des patriarches. L'ordre universel.
Dhyana : mot sanskrit équivalant au chinois chan* et au japonais zen. Souvent traduit par méditation.
Dojo : lieu de la pratique dans le zen comme dans les arts martiaux. Dans le zen, salle réservée à la pratique de zazen*.
Eiheiji : « Temple de la paix éternelle », fondé par Dogen en 1243. Aujourd'hui l'un des deux principaux monastères de l'école soto* au Japon, l'autre étant Sojiji*.
Hekiganroku : (Pi yen lu) Recueil de la falaise verte, le plus ancien recueil de koan*, rédigé au début du XIIe siècle. Considéré comme un chef-d'œuvre de la poésie classique chinoise.
Hinayana : ou « petit véhicule », pour le distinguer du mahayana*, ou « grand véhicule ». Branche du bouddhisme ancien qui se fonde sur l'étude des sutra* et prône la délivrance par le respect des règles monastiques. Implanté principalement en Asie du Sud-Est.
Hossu : court bâton à usage cérémoniel terminé par une touffe de crin.
Jodo shinshu : Secte amidiste, école du bouddhisme populaire fondée par Shinran, selon laquelle la foi dans le nenbutsu (invocation du nom du Bouddha Amida) suffit à assurer le salut.
Karma : La logique des causes et des effets. Les comportements et leurs conséquences. L'enchaînement des pensées, des paroles et des actes.
Kesa : vêtement du moine zen remis par la maître lors de l'ordination. Le kesa est un objet de vénération ; en le revêtant pendant zazen*, drapé au-dessus du kolomo*, le moine zen prend refuge dans l'éveil du Bouddha* et l'enseignement transmis.
Kinhin : marche lente rythmée sur la respiration, pratiquée pendant l'intervalle séparant les deux parties d'une séance de zazen*.
Koan : phrase paradoxale sur laquelle les pratiquants du rinzai* sont invités à méditer pour atteindre le satori*. Le soto*, qui considère que tout est koan, autrement dit que tous les phénomènes de la vie sont actualisation de la vérité ultime, n'utilise pas les koan comme outil de méditation.
Kolomo : robe noire des moines zen.
Kyosaku : « bâton d'éveil ». Bâton à l'extrémité aplatie dont le maître ou son assistant se sert pendant zazen* pour frapper les épaules (muscle trapèze) des disciples somnolents ou trop agités.
Mahayana : ou « grand véhicule ». Branche du bouddhisme à laquelle appartient le zen. Son idéal - sauver tous les êtres - est incarné par le bodhisattva*. Implanté principalement en Chine, en Corée et au Japon.
Mondo : « question-réponse ». A l'opposé de toute discussion intellectuelle, le mondo est un échange i shin den shin (de cœur à cœur) entre maître et disciple.
Mumonkan : (Wu men kuan) La porte sans porte, recueils de quarante-huit koan* assemblés et commentés par Mumon en 1229.
Nirvana : « extinction ». Libération définitive du cycle du désir, de la souffrance, de la mort et de la renaissance.
Rinzai : lignée zen fondée par Rinzai (Lin chi, mort en 868) et dont l'origine remonte à Nangaku, disciple d'ENO. L'école rinzai - qui, à côté du soto*, constitue l'un des deux grands courants encore vivants du zen -, insiste sur l'obtention du satori* et utilise les koan* comme outil de méditation.
Samadhi : l'état de conscience pendant zazen*, caractérisé par la concentration et la non-dualité.
Sangha : la communauté des disciples.
Satori : appelé aussi kensho, l'éveil. Alors que les moines rinzai* pratiquent zazen* pour l'obtenir, l'école soto* pose que zazen* lui-même est satori en tant qu'il est retour à la condition originelle du corps-esprit.
Shingon : école ésotérique du bouddhisme japonais fondée au ixe siècle par Kukai (Kobo Daishi).
Shinto (shintoïsme) : « la voie des dieux », culte indigène du Japon, polythéiste et animiste.
Shobogenzo : Le trésor de l'œil de la vraie loi, œuvre maîtresse de Dogen , compilée par son disciple Ejo.
Sojiji : un des deux principaux monastères de l'école soto* au Japon. Fondé en 1321 par Maître Keizan.
Soto : école du zen fondée par Tozan et Sozan et remontant à Seigen, disciple d'ENO. Également appelée « zen de l'illumination silencieuse », par opposition au « zen de la contemplation des mots » caractéristique de l'école rinzai*. Le soto a été introduit au Japon par Dogen au XIIIe siècle.
Sutra : les textes sacrés du bouddhisme.
Tendai : école du bouddhisme dont la doctrine repose sur le Sutra du Lotus. Introduite au Japon au VIIIe siècle par le moine Saicho, elle continue d'y occuper une place importante.
Vinaya : école du bouddhisme qui insiste particulièrement sur la stricte observance des règles codifiant tous les gestes et les comportements.
Zafu : coussin sur lequel on s'assoit pour la pratique de zazen*.
Zazen : posture assise, jambes croisées et dos droit, telle qu'elle est amplement décrite dans les Zazenshin (Principes du zazen) de Wanshi et Dogen. La respiration est douce et profonde, l'esprit observe les pensées sans les suivre ni les entretenir. Dogen fait de shikantaza - l'assise sans objet - le début et la fin de la pratique de la voie, l'absorption de l'individu dans la totalité du réel.